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Ville de Brignais
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Les services de la Ville se préparent à passer au « zéro phyto »




« Pour le moment, on ne peut pas faire sans. » Si la municipalité s’est engagée à ne plus utiliser de produits phytosanitaires d’ici 5 ans en signant la Charte régionale d’entretien des espaces publics, cette transition devra se faire progressivement, selon Eric Jullien, responsable du service espaces verts à la Ville de Brignais. « Certaines villes ont essayé de tout changer du jour au lendemain, mais ce n’est pas réaliste. »

A l’heure actuelle, les services espaces verts n’utilisent plus d’insecticides chimiques - « ce sont eux les plus dangereux et les plus nocifs pour l’homme ». Et pour les herbicides, les règles d’application sont très strictes. « Nos agents sont formés pour cela et utilisent des équipements spéciaux. Et je suis le seul, avec mon adjoint, habilité à acheter ce genre de produits. »

Si les services de la Ville sont encore dans une phase de questionnement sur les risques éventuels et sur la façon de réduire les impacts, la réflexion prend de l’ampleur. Ils élaborent actuellement, avec le Smagga (Syndicat de mise en valeur, d’aménagement et de gestion du bassin versant du Garon), un plan de désherbage. L’objectif est d’identifier les zones à désherber en fonction des risques (par exemple présence d’un cours d’eau ou d’un caniveau), de hiérarchiser les zones de traitement et d’identifier les méthodes d’entretien. Une fois défini, ce plan sera validé par les élus et les techniques de désherbage alternatif (thermique, mécanique) pourront alors bénéficier d’une subvention de l’Agence de l’eau.

S'adapter aux différents espaces

Une chose est sûre, avec le zéro phyto, la tolérance zéro défaut doit aussi disparaître. « Il faut que les Brignairots prennent conscience de cela. Ils vont devoir accepter quelques herbes spontanées, explique Nicolas Dufourt, conseiller municipal chargé des zones naturelles et agricoles. Les mauvaises herbes n’existent pas, ce sont simplement des herbes au mauvais endroit. » Il ne s’agit pas de ne plus intervenir mais plutôt de maîtriser la végétation sans produit phytosanitaire.

Les agents de la Ville s’adaptent également à chaque espace, grâce à un plan de gestion différenciée. Cet outil permet de ne plus considérer l’espace communal comme un tout mais plutôt comme un ensemble d’espaces individuels, ayant chacun leur fréquentation, leur but visuel, leur usage...

Les prestataires de services extérieurs devront, eux-aussi, se plier à ces nouvelles normes. « On leur demande déjà de proposer d’autres alternatives
»
, explique Eric Jullien. La Ville devra, enfin, penser ses futurs aménagements en fonction de cette nouvelle réglementation, tout en facilitant le travail des services municipaux

Quelques techniques alternatives

Des prairies fleuries ont déjà été semées aux pieds des arbres rue de Verdun et des Ronzières. Composées de plantes annuelles et vivaces, elles ont une durée de vie de 4 à 5 ans et demandent très peu d’entretien.

Le désherbage « manuel » avec la binette, le rotofil ou encore le brûlage au gaz. C’est ce genre de méthode qu’utilise déjà le service cadre de vie de Brignais pour désherber les zones dites « imperméables » (zones où il n’y a pas de terre pour absorber les produits phytosanitaires qui se rependent dans les cours d’eau).

Le paillage et les plantes vivaces ne permettent pas aux mauvaises herbes de proliférer et rendent donc inutiles les produits phytosanitaires.

28/05/2015
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