L’Avarice pourrait être considérée comme une maladie incurable ! Dans le cas de la célèbre comédie de Molière, même la passion amoureuse succombe face à ce comportement pingre ! Il est à penser que les radins sont malheureux toute leur
vie et, en définitive, Harpagon est à plaindre.
La Java des Gaspards vient d’adapter « l’Avare » à sa façon, c'est-à-dire en y apportant du théâtre musical (scènes parsemées de chansons écrites par la troupe, remplaçant et mettant en valeur le contenu des répliques coupées).
La création est pleinement réussie. Fort drôle et populaire (au bon sens du terme), sans dénaturer l’œuvre de Molière, elle apporte même un souffle de jeunesse et de modernité. Le metteur en scène Lionel Parlier a fait preuve d’inventivité. Tout ou presque est contenu dans le jeu, les attitudes, la direction des acteurs.
Ainsi les Gaspards se transcendent et offrent une brillante prestation. L’équipe se révèle fort homogène, soudée, exprimant une fois encore un réel plaisir de jouer.